Archives pour la catégorie A la vôtre !

Gaz de schiste aux USA : une catastrophe pour l’eau et la santé

On en sait un peu plus sur la contamination des eaux liées aux forages des gazs de schistes aux Etats-Unis. Si les grandes compagnies énergétiques se veulent rassurantes, la question des impacts sanitaires commence à surgir dans l’actualité américaine. 

gaz-schiste-danger-eau-potable

Lire la suite

Publicités

Pesticides : un danger sous-évalué ?

De plus en plus de voix dénoncent le mythe de l’innocuité des pesticides en deçà de certaines doses admissibles. Tout laisse penser que les effets cocktails, même si leurs effets sont très difficiles à mesurer, démultiplieraient la nocivité des pesticides.

Le 5 mai dernier, à Villeneuve, un petit village viticole du Bordelais, 23 écoliers âgés de 8 à 10 ans, ainsi que leur enseignante sont pris de malaises. Un épandage de fongicides vient d’être réalisé sur une des vignes voisines. L’onde de choc, racontée par le Monde, est immense dans cette région ou presque chaque famille travaille de près ou de loin dans le secteur du vin.

pestcides-effet-cocktail

 

Lire la suite

Filtration de l’eau : les systèmes de filtrations sont ils d’un bon rapport qualité prix ?

Depuis cinq ans, les foyers français se sont massivement équipés de carafes filtrantes. A tel point que le marché est aujourd’hui saturé  : on trouve aujourd’hui des carafes filtrantes à 20 euros, les fabricants tentants de se refaire des marges sur les cartouches.

Carafes filtrantes

On le sait : les performances de ces carafes filtrantes ont été épinglées par de nombreux tests réalisés par les associations de consommateurs. Pour mémoire, le banc d’essai le plus cinglant, mais aussi le plus réaliste, car réalisé in vivo au foyer de 31 familles, avait été publié dès 2011 par le magazine Que Choisir. « Sur les 31 analyses, il n’y en a pas une pour sauver la mise à la filtration de l’eau ! Alors que la plupart de ces logements reçoivent une eau du robinet potable, l’eau filtrée est dégradée » concluait le magazine après avoir jugé les résultats des carafes filtrantes « catastrophiques ». On repassera donc pour la qualité de l’eau. Et côté prix ? La filtration de l’eau – achat de la carafe et des cartouches compris – engendre une multiplication par vingt du prix de l’eau du robinet. On peut donc payer vingt fois plus chère pour une eau de moins bonne qualité que celle servie au robinet…

Car ces systèmes de carafe filtrante tiennent plus de l’illusion marketing que du traitement réel de l’eau. En supprimant le goût désagréable du chlore, les filtres donnent l’illusion d’une eau moins polluée. En réalité, non seulement ces carafes échouent à filtrer efficacement pesticides, nitrates, résidus de médicaments ou de plomb, mais en plus, elles relâchent des résidus de sels d’argent ou de charbons actifs. Tout aussi inquiétant, du fait de la manipulation des cartouches avec les mains, on retrouve le plus souvent des micro-organismes ou bactéries en quantité bien plus importante dans l’eau filtrée, que dans l’eau du robinet.

L’illusion du filtrage à domicile

Si les carafes filtrantes sont de plus en plus critiquées, les grands fabricants ne renoncent pourtant pas à décliner leur système de filtrage, en préconisant une installation directe sur les systèmes d’alimentations d’eau. L’illusion d’une station d’épuration à domicile a déjà fait polémique dans les pages faits divers de la Presse quotidienne régionale, où les méthodes agressives de ventes liées à ces produits sont des plus en plus dénoncées. Ainsi à Nîmes, une société attendait les chalands à la sortie des supermarchés pour leur faire participer à un tirage au sort. 100% des participants gagnaient un adoucisseur à 1 euro. Mais pour l’entretien de l’adoucisseur, certaines personnes ont déboursé jusqu’à 4 000 euros, une somme payable à crédit. La société a fait faillite, mais ce sont 10 000 victimes qui doivent continuer de rembourser leurs mensualités à l’organisme de crédit. En matière de rapport qualité prix, on a vu mieux…

Filtres et osmoseurs

Mais au delà de ce type d’escroquerie liées aux ventes à domiciles, qui existe également autour des panneaux solaires, que faut-il penser des performances des filtres, osmoseurs et adoucisseurs vendus en magasins ? Pour les filtres branchés sur l’alimentation, ces systèmes de filtration sont en réalité inspirés des carafes filtrantes, via un système de cartouche à charbon actif qui existe depuis les années 60. Ils présentent donc des performances toutes aussi décevantes que les carafes : ils sont susceptibles de relâcher des résidus de charbons actifs et propices au développement des bactéries.

Même constat pour les osmoseurs, souvent présentés comme des « filtres à sédiments » par des vendeurs peu scrupuleux, qui promettent une eau purifiée des résidus polluants. L’eau est même expurgée des minéraux comme le magnésium ou le calcium, ce qui n’a pourtant strictement aucun intérêt pour la santé. Là encore, sur le plan du rapport qualité prix, les performances des osmoseurs testés par Que Choisir, sont proprement surréalistes : pour produire un litre d’eau épurée, les osmoseurs consomment 4 litres d’eau…On imagine la facture ! D’autant plus salée qu’ils sont propices au développement de microbes. Dans le test de l’association de consommateur, dans certains cas, la présence de germes avait tout simplement rendu l’eau impropre à la consommation…

Les adoucisseurs

Surfant également sur les angoisses liées à l’eau du robinet, les adoucisseurs sont eux, censés lutter contre l’entartrage des tuyauteries. Là encore, la vigilance s’impose :  dans 8 cas sur 11 analysés par Que Choisir, ces adoucisseurs ont en réalité rendus l’eau particulièrement corrosive, ce qui peut détériorer les canalisations et les ballons d’eau chaude.

Au final, si l’eau du robinet est de mauvaise qualité, mieux vaut intervenir auprès des élus pour leur demander de faire respecter les standards nationaux de normes de qualité. Car chercher à filtrer seul des polluants que d’immenses stations n’ont pas réussi à éliminer, peut coûter très cher, pour un résultat proche de zéro…

Algues vertes & nitrates : faut-il laisser faire ?

On n’a pas fini de parler des dégâts liés aux nitrates : si les tapis d’algues vertes en sont la face la plus visible, les dommages sur la faune et la qualité de l’eau occasionnés par l’abus de fertilisants sont tout aussi préoccupants.

L’information n’a probablement pas eu l’écho qu’elle méritait : un gigantesque foyer d’algues vertes tapisse 377 000 km2 de fonds marins dans la mer Baltique. Ces algues liées aux nitrates occupent ainsi, entre la Finlande et la côté sud de la Suède, une superficie équivalente à l’Allemagne. En Chine, à l’Est de Pékin, les algues vertes occupent une superficie de 30 000 km2, soit la superficie de la Bretagne. Un véritable désastre, qui montre à quel point les dégâts occasionnés par les nitrates peuvent devenir incontrôlables. Laissera-t-on la situation se dégrader à ce point de non-retour en France ?

CHINA-ENVIRONMENT-OCEANOGRAPHY-ALGAE

 

Un tapis d’algues vertes sur une plage Qingdao située à l’Est de Pékin

Lire la suite

Fuites dans les canalisations d’eau : pourquoi c’est rentable

C’est une étude choc que viennent de livrer France Libertés et 60 millions de consommateurs : plus d’un litre sur cinq qui transite dans les canalisations s’évapore dans les fuites.

1 300 milliards de litres d’eau, équivalent à 430 000 piscines olympiques par an, sont perdus dans les fuites des canalisations d’eau, précise le mensuel des consommateurs. Mais le plus incroyable concerne l’inertie des gestionnaires du réseau, tant du côté public que privé : au rythme où l’on renouvelle les canalisations, il faudrait 160 ans en moyenne pour réparer toutes les fuites ! Dans 23% des villes, il faudrait atteindre 500 ans pour en finir avec les fuites si rien n’est fait pour entretenir le réseau ! 1,5 milliards à 2 milliards d’euros par an seraient nécessaires pour colmater ces fuites.Image Lire la suite

Quel impact des décharges sur l’eau courante ?

Super-Trash est un film choc, qui a le mérite de réveiller les consciences sur la gestion des 250 décharges en France. Son réalisateur, Martin Esposito a eu la bonne idée de filmer la décharge de la Glacière de Villeneuve-Loubet (Alpes Maritimes) avant sa fermeture en 2009.    

Si une grande partie des décharges françaises peuvent être citées à juste titre pour leur bonne gestion, des failles commencent à apparaître aux quatre coins du territoire. Avec un talon d’Achille : en France, les deux plus grands distributeurs d’eau courante,  sont aussi ceux qui gèrent la majeure partie de la collecte et du traitement des déchets. Au risque de conflits d’intérêts locaux ?

C’est ce que raconte Lionel Lucas, le député UMP des Alpes Maritimes, qui en 2000, s’oppose vent debout à l’installation d’une décharge dans sa circonscription, jugeant que l’emplacement suscite des risques environnementaux beaucoup trop élevés. Il se heurtera à un mur pendant neuf ans.

Image

Lire la suite