Le vrai impact des particules fines sur notre santé

On savait que les particules fines affectaient directement les personnes atteintes de troubles respiratoires et sur les nouveaux nés. L’institut de veille sanitaire, vient également de mesurer l’impact sanitaire d’une partie de ces particules fines, les PM10 qui sont issues des moteurs à gas-oil et des feux de cheminées.

pollution et particules finesLes conclusions, issues d’une enquête statistique dans 17 villes, sont alarmantes. Elles révèlent une augmentation du taux de mortalité non accidentel de 0,51 % par hausse de 10 microgrammes de particules fines. Une moyenne qui cache de fortes disparités selon les saisons : la hausse de la mortalité passerait ainsi à 1,30% en été. Par ailleurs, l’INVS précise que ces particules fines ont un impact sur la santé  même lorsque les normes sanitaires de l’OMS sont respectées. Enfin, l’INVS précise également que les augmentations de particules fines dans l’air ont un impact à très court terme sur la mortalité. Ainsi les scientifiques ont-ils observé une augmentation de la mortalité non accidentelle dans 2 à 5 jours qui suivent les pics de pollution. Si l’étude ne se risque pas à évaluer le nombre de décès provoqués par ces pollutions, de précédentes évaluations laissaient apparaître un bilan catastrophique en matière sanitaire.

Ainsi une étude menée sur la période 2000-2006, comptabilisait 250 décès et 1000 hospitalisations par an liées aux particules fines. Une autre évaluation de la commission européenne de mars 2013 avançait un chiffre beaucoup plus important, en estimant à 42 090 le nombre de français qui mourraient prématurément en raison des particules fines (lire l’article du Monde). L’étude Aphekom estimait que l’on pourrait sauver 2900 vies si les 9 plus grandes villes françaises (soit 12 millions d’habitants) respectaient les niveaux recommandés par l’OMS.

Compte-tenue des écarts entre ces différentes études, on ne se risquera donc pas à chiffrer le nombre d’années d’espérance de vie perdues en raison des particules fines. Mais on notera tout de même que les émissions de particules de fines ont diminué d’un quart entre 2000 et 2011, tandis que les concentrations dans les grandes villes sont restées stables, ce qui prouve la difficulté de manier des chiffres obtenus à partir de différentes sources et méthodes de calculs.

Ce que l’on sait

On sait toutefois que ces particules fines ont des effets très concrets sur la santé. Plus elles sont fines, plus elles sont susceptibles de pénétrer dans les poumons et l’appareil respiratoire. Ainsi les particules PM-2,5 sont classés comme cancérigènes par l’OMS et susceptibles de provoquer des cancers du poumon.

Les enfants sont des populations particulièrement exposées car leurs alvéoles pulmonaires sont encore en formation et qu’ils sont plus près du sol, où se concentrent ces particules.

Des données qui devraient relancer le débat sur l’interdiction du gas-oil, actuellement responsable de 18% des émissions de particules fines. Mais qui ne doivent pas faire oublier que le secteur résidentiel est le premier émetteur de particules fines (43%), suivi de l’industrie (24%) et de l’agriculture (8%).

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